Jean Claude Anaf, le célèbre commissaire-priseur

Avec une carrière de commissaire-priseur d’exception, Jean-Claude Anaf a marqué le milieu des ventes aux enchères. Le maître du marteau excelle dans les ventes artistiques ou judiciaires. Au début de sa carrière, Me Anaf se distingue tel un homme exigeant, ambitieux et entreprenant dans les affaires. Ayant un fort engagement à l’égard des objets d’art, Jean-Claude Anaf a su s’entourer des meilleurs experts.
Reconnu dans le domaine des ventes aux enchères, d’un point de vue régional et national, ses 40 années de carrière marqueront de nombreuses adjudications de grandes collections dont les catalogues et résultats font référence.

L’entourage professionnel de Jean-Claude Anaf

 Jean-Claude Anaf a fait des études de droit et fréquente les salles des ventes avec sa mère. C’est alors qu’il découvre le monde des enchères !
Il effectue un stage chez le commissaire-priseur Pierre Blache où il prendra ses marques et obtiendra son examen de commissaire-priseur. S’installant par la suite à Lyon en 1975, Jean-Claude Anaf devient associé à Françoise Herment-Mochon  pendant 3 ans. Il organise quelques ventes de prestige au Palais des Congrès à Lyon, puis au célèbre Hôtel Sofitel Lyonnais. Il s’entoure de l’un des meilleurs experts parisien, Jean-Pierre Dillée. Félix Marcilhac, spécialiste en arts décoratifs du XXe siècle va lui aussi intégrer l’équipe de Jean-Claude Anaf.

Développer à la fois l’artistique et le Judiciaire est une stratégie gagnante pour Jean-Claude Anaf et son équipe. C’est pourquoi, il décide d’acquérir un lieu de prestige à la hauteur de ses projets : l’ancienne Gare des Brotteaux. En 1994, Jean Martinon s’associe à Jean-Claude Anaf. Ils développeront ensemble l’activité juridique, et rachèteront l’étude Blache à Grenoble.

L’entourage de Jean-Claude Anaf :

Pierre Blache : Commissaire-priseur de Grenoble à ses débuts
Françoise Herment-Mochon : associée en tant que Commissaire-priseur à Lyon à ses débuts (1975)
Jean-Pierre Dillée : Spécialiste mobilier ancien, objets d’arts (1979)
Jean Martinon : Associé de Jean-Claude Anaf
Félix Marcilhac : Spécialiste en arts décoratifs du XXème siècle. (1979)
Pierre Blache : Commissaire-priseur de Grenoble à ses débuts
Claude Aguttes : Commissaire-priseur parisien, racheteur de l’Hôtel de Ventes des Brotteaux
Eric Vignier : Son Clerc
Julien Durenne et Patricia Simian : Assistants juridiques

Le prestigieux Hôtel des Ventes de Jean-Claude Anaf

Avec une stratégie implacable, Jean-Claude Anaf va acquérir en 1989 l’ancienne gare des Brotteaux de Lyon, classée Monument Historique, pour réaliser la plus grande salle des ventes Lyonnaise jamais connue, soit 820m2 d’exposition : le nouvel hôtel des ventes international des Brotteaux. Il verra le jour 2 ans plus tard après un investissement colossal, mais dont le résultat sera à la fois spectaculaire et grandiose et permettant de mettre en avant le Marché de l’Art.
Sculptures, joailleries, arts décoratifs du XXème siècle, objets d’art, tableaux, dessins anciens et modernes, meubles anciens seront adjugés et vendus aux enchères dans ce lieu de prestige.

La somptueuse salle des ventes de Jean-Claude Anaf hissera la ville de Lyon au rang des plus grandes places mondiales du marché de l’art. Grâce à sa prestance verbale et à une aisance méticuleuse, Jean-Claude Anaf va maitriser avec assurance le marteau du commissaire-priseur. Au fil des années, il va orchestrer des ventes prodigieuses en faisant grimper des enchères. Toujours impeccablement vêtu lors des ventes, l’homme au nœud papillon a plus d’un titre élogieux qui le caractérise : « Roi des enchères », «l’Homme fort des ventes aux enchères », « Le plus emblématique des commissaires-priseurs Lyonnais », « La référence Lyonnaise ».

En 2008, Jean-Claude Anaf cède l’illustre Hôtel des ventes des Brotteaux.  Il vend également son autre société Anaf Arts Auction à son confrère Claude Aguttes.

Une nouvelle société a vu le jour : Anaf Expertise, Estimation et vente, spécialisée dans l’expertise de meubles, tableaux, objets d’art.

Jean-Claude Anaf, un homme de coeur

C’est aussi un homme au grand coeur, ayant réalisé des enchères pour Les petits frères des pauvres. En grand amateur d’art, il participe activement au cercle Poussin (site officiel) en tant que donateur. Il est d’ailleurs décoré de la médaille des arts et des lettres au grade de chevalier en 1989.

Les nouveaux défis de Me Anaf

Optimisme délibéré chez le commissaire- priseur qui médite à la fois sur sa carrière- vingt- cinq ans de marteau qui l’ont placé au tout premier rang des études françaises – et sur un avenir qu’il juge différent Mais dynamique et bénéfique.

Par Brigitte Dargent dans Le Figaro Magazine (07/10/2000)

Du fait de la nouvelle règlementation, explique le Ie commissaire-priseur notre métier va totalement changer. Alors que nous étions officiers ministériels, nous devenons des chefs d’entreprise de sociétés commerciales. Nous serons des prestataires au service du public. » Jean-Claude Anaf regrette que dans cette profession « poussiéreuse «, l’homme au marteau « se prenne trop souvent pour Dieu ». Les structures vont changer. Les mentalités doivent suivre… Plus dynamique que jamais, le bouillant Lyonnais semble apprécier la libre concurrence instaurée sur le marché national avec le» maisons anglo-américaines qui s’installent dans l’Hexagone. « Pas question de pessimisme, insiste-t-il, devant la nouvelle réalité économique. Je veux vivre pleinement ce nouveau challenge. » Pour cela, il était indispensable de bien tenir en main les trois structures indispen­sables. Humaine, la vingtaine de salariés de l’étude adhèrent plei­nement aux projets du patron immobilière, la gare des Brotteaux. superbe écrin de l’étude a été encore rénovée durant l’été pour 2 MF – informatique, enfin, un investissement inévitable qui a été réalisé l’an dernier.

Des ventes records au niveau mondial

Me Anaf sait que d’ici à cinq ans les commissaires-priseurs de France (aujourd’hui, autour de 450) se regrouperont inévitable­ment en trois ou quatre méga­ études : « Je ne serai qu’un des marteaux du groupe. «  Loin de le peiner, cette perspective le fait rebondir un peu plus. « Cette concurrence sera bénéfique pour tout le monde. Et.j’aime cette idée apprise de mes parents que rien n’est jamais acquis.»

Petite chronologie d’un Lyonnais très doué né il y bientôt cinquante- trois ans…
Lejeune commissaire-priseur a été nommé un 12 septembre 1975. Après un stage chez M’ Blache à Grenoble, il s’associe avec M‘ Françoise Hcrmcnt-Mochon et reprend l’élude au départ de celle- ci. Il s’installe gare des Brotteaux en 1989 et enchaîne les ventes de prestige (il se targue d’une trentaine de records mondiaux).

Il avoue un CA pour l’an dernier de 240 MF en augmentation de 9 %. Cette année sera au moins aussi bonne. La conjoncture est excel­lente. Au programme de ce mois d’octobre, une grande vente de dessins et tableaux, le 8octobre à 15 h : Boudin. Kadar, Lanskoi, Manguin, Pascin entre autres dessins et aquarelles et des huiles de Rouault. Chaissac. Camoin. Dufy, Kisling. Monticcllci, Vlaminck…

En octobre, des meubles et des livres rarissimes

La semaine suivante, le 15 octobre à 14 h 30, du mobilier XVIII : une rarissime petite commode arbalète d’angle, une commode mazarine Louis XIV. des tableaux de fleurs XVII… Une vente de livres anciens, incunables et livres modernes, enfin, le 25 du même mois avec Alain Ajasse pour expert.